Editorial des cahiers de l’AFOC N° 258 - Sept./Oct. 2021

L’aphorisme peut s’appliquer invariablement à l’époque quoi qu’il en soit de l’évolution des technologies et des pratiques commerciales. Car, si la technique change, le but reste le même : amener le consommateur à acheter. Quitte à le berner ? Parfois oui.

C’est ainsi que l’AFOC est de plus en plus saisie par des consommateurs, le plus souvent jeunes, ayant succombé aux recommandations et avis d’« influenceurs » et « youtubers » sur l’opportunité d’acheter certains produits ou services mais sans leur indiquer qu’ils sont rémunérés, en numéraire ou en produits gratuits, par les sociétés exploitant les sites de vente ou vendant sur ces derniers. Ce type de vente constitue une publicité déguisée et donc une pratique commerciale trompeuse et prohibée.

Pire encore, quand ces derniers font la retape pour des produits ou services comportant des risques de perte d’argent (trading en ligne par exemple, vente et achat de bitcoin) ou ne présentant par les caractéristiques ou les résultats attendus de leur utilisation (« dropshipping » par exemple ; voir notre article ci-après).

L’arnaque n’est pas rien quand lesdits influenceurs sont suivis par plusieurs millions de personnes sur les réseaux sociaux.

L’attention des consommateurs est donc appelée sur les dites promotions et supports. Le recours aux services des influenceurs est devenu un vecteur important de promotion des marques et leur activité devient une profession commerciale. Les consommateurs suspectant ces comportements et pratiques doivent les signaler et s’en détourner ; les nouveaux professionnels se conformer aux règles du code de la consommation et les pouvoirs publics, surveiller et encadrer le cas échéant cette forme de paracommercialisme si elle est irrégulière.

Pour contacter l’AFOC dans notre région