L’impact sanitaire de la 5 G, suite…

La 5G s’appuie sur de nouvelles fréquences plus élevées que celles utilisées actuellement pour la 4G, la 3G et la 2G, en particulier les fréquences entre 3,4 et 3,8 GHz, mais aussi les bandes millimétriques (au-dessus de 24 GHz) pour répondre à des besoins croissants de capacité et de latence réduite.

Le contrôle du respect des valeurs limites d’exposition au public est assuré par l’ANFR (l’Agence nationale des fréquences), laquelle s’est vue confier de nouvelles missions en la matière par la loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques

L’ANFR publie, sur son site internet, les résultats des expérimentations menées par les opérateurs et auxquelles l’agence est associée (voir https://www.anfr.fr/publications/dossiers-thematiques/la-5g/actualites/).

Pour mémoire, les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques, fixées par le cadre réglementaire, s’appliquent indépendamment de la technologie (2G, 3G, 4G ou 5G). Elles sont fondées sur les lignes directrices de la commission internationale de protection contre les radiations non ionisantes, organisation internationale reconnue par l’Organisation mondiale de la santé qui rassemble des experts scientifiques indépendants.

Ainsi, les réseaux 5G déployés par les opérateurs doivent respecter ces valeurs limites.

Pour connaître le niveau d’exposition des champs électromagnétiques à un endroit donné, l’ANFR met à disposition une carte des antennes relais installées et permet d’accéder aux mesures d’exposition réalisées via le site internet cartoradio.fr.

Le dispositif de surveillance et de mesure de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques donne également la possibilité à chacun de solliciter gratuitement une mesure de son exposition aux ondes électromagnétiques, tant dans les locaux d’habitation que dans des lieux accessibles au public.

L’AFOC rappelle qu’en janvier 2020, l’agence avait publié un rapport préliminaire qui avait mis en évidence un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés à l’exposition aux fréquences autour de 3,5 GHz. L’expertise finale de l’ANSES (agence de sécurité sanitaire) sur la 5G, attendue en 2021, permettra d’obtenir des réponses supplémentaires.

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