Chauffage urbain dans les logements : les habitants font remonter des situations très problématiques

lundi 6 novembre 2017
par  communiqué associatif
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Les militants de la CLCV sont aux prises avec des systèmes de chauffage urbain trop coûteux et à une gouvernance des services peu transparente et parfois défaillante.

Des tarifs exorbitants

À Clermont Ferrand, la mise en place d’un système de chauffage urbain censé induire une baisse des coûts du chauffage a au contraire entraîné une hausse moyenne de la facture de 27 % sur 4 ans. À Grenoble la municipalité avait signé avec un prestataire privé un contrat très désavantageux pour les usagers.

À Paris, le chauffage fait l’objet d’un contrat de délégation archaïque. Par exemple, c’est l’entreprise qui fixe le tarif et non la collectivité. Dans ce contexte déplorable de gouvernance, les usagers n’ont pas eu la répercussion sur leur facture de la baisse du taux de TVA.

D’autres situations ont été relevées par l’agence du contrôle du logement social (Ancols) et les chambres régionales des comptes. Ainsi, les 4 700 logements du bailleur social Mâcon Habitat (71) équipés en chauffage urbain payent deux fois plus cher ce service que les autres locataires du bailleur.

Clichy (92) représente un cas choquant de discrimination tarifaire. Les particuliers ont connu une hausse de tarif plus de quatre fois supérieure à la hausse de tarif des abonnés « bâtiments public ».
À Bobigny, les 10 000 logements reliés aux systèmes de chauffage urbain payent environ 20 % trop cher car ce service finance d’autres activités de la municipalité.

D’une manière plus générale, un rapport de l’Ancols montre que dans le parc HLM d’Ile-de-France le chauffage urbain est près de 50 % plus cher que la moyenne du chauffage collectif de ce même parc.

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Hélas 2016 et 2017 n’ont pas vu encore de diffusions mais tout devrait reprendre, on y croit ....