« La course au prix le plus bas rend fou »

jeudi 28 février 2013
par  Communiqué associatif
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COMMUNIQUE AFOC 05

L’énorme tromperie sur la marchandise qui a consisté à mélanger de la viande de cheval à de la viande de boeuf dans une chaîne internationale de production et de commercialisation complexe voire opaque a soulevé à juste titre une vague d’indignation.

Les pouvoirs publics ont diligenté une enquête d’urgence pour identifier les responsabilités. Que les fraudeurs soient lourdement sanctionnés, tant mieux. Que l’étiquetage des produits soit plus clair et/ou plus détaillé pour mieux informer les consommateurs, on ne peut que le souhaiter.
Cela empêchera-t-il les fraudeurs de sévir ? Rares seront ceux qui seront convaincus par ces seules initiatives.

  • Le mal est plus profond. La course au prix le plus bas à toutes forces encourage ou, en tout cas, ouvre la voie à de telles déviances.
    Lorsque les enseignes de la grande distribution se font la guerre à coup de publicités tapageuses pour convaincre les consommateurs qu’elles pratiquent les prix les plus bas, lorsque des clients de la restauration collective (entreprises, municipalités, hôpitaux, etc.) réclament de leurs prestataires des repas de plus en plus bon marché, peut-on vraiment croire qu’à partir d’un certain seuil cela ne conduit pas à des produits de moindre qualité fabriqués par des salariés moins qualifiés ? La politique de l’autruche ne résoudra rien.
  • Tout le monde devra balayer devant sa porte, y compris les organisations de consommateurs qui glorifient les prix les plus bas sans se préoccuper des conditions de production ni des destructions d’emploi qui touchent, actuellement, les industries de la filière viande.
    Lorsque des emplois sont détruits dans l’élevage, les abattoirs et l’industrie de transformation à l’occasion de délocalisations décidées par des entreprises qui veulent profi ter d’un dumping social par les salariés, il est naïf de croire que cela se passera toujours à qualité de produit constante. La qualification des salariés participe à la qualité du produit.

Si on ajoute à cela qu’au nom de la réduction des dépenses publiques, le gouvernement a diminué les effectifs des personnels chargés d’effectuer les contrôles nécessaires aux diverses étapes de la chaîne alimentaire, on ne peut qu’être convaincu que des mesures superficielles prises dans l’urgence ne résoudront rien ou pas grand-chose.

Une réflexion plus en profondeur doit être menée pour préserver la qualité de l’alimentation.

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