Téléphonie La fin programmée des cabines

mardi 15 octobre 2013
par  Communiqué associatif
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Faute d’être rentables, les bonnes vieilles cabines téléphoniques pourraient disparaître du paysage. Orange est bien décidé à leur faire la peau.

Le téléphone mobile et les box Internet auront eu raison d’elles. En à peine plus de dix ans, les cabines téléphoniques ont vu les revenus qu’elles généraient chuter de plus de 90 % (voir l’article complet). Autrefois rentable, le parc des publiphones est désormais un fardeau dont Orange, ex-France Télécom, cherche à se débarrasser. En une décennie, l’opérateur a déjà divisé par deux le nombre de cabines téléphoniques installées sur le territoire français. À l’heure actuelle, pas moins de 1 000 d’entre elles sont démontées chaque mois et Orange compte bien, à terme, faire disparaître tous les publiphones générant moins de 5 minutes d’appels par jour.

  • Attachés au service qu’elles rendent et soucieux de la sécurité que les cabines téléphoniques apportent, notamment dans les zones reculées, les maires n’hésitent pas à contester les suppressions programmées. « Nous en avons discuté avec les responsables régionaux d’Orange. Ils ont finalement accepté de ne démonter que 29 cabines et de conserver celles qui se trouvent près de la gare et de la poste », souffle, par exemple, Daniel Le Bigot, l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme de Quimper (29). La petite commune savoyarde de Pontamafrey a, quant à elle, réussi à sauver la cabine située sur Montpascal, un lieu-dit éloigné du centre-bourg où les téléphones portables passent mal.
  • D’autres encore sont allés jusqu’à accepter de prendre à leur charge le nettoyage des cabines présentes sur leur territoire, afin d’éviter qu’elles ne soient retirées. Pour l’instant, la plupart des communes sont parvenues à repousser l’échéance. Mais pour combien de temps ? Car, désormais, Orange est bien décidé à passer à la vitesse supérieure. « Jusque-là, nous avons travaillé en étroite collaboration avec les municipalités. Nous avons même parfois fait marche arrière lorsque la mairie s’opposait au démontage. Mais dorénavant, nous ferons valoir notre droit à supprimer des cabines dans le cas où la concertation avec les élus n’aboutirait pas », prévient Lorraine Lépine, la responsable de la publiphonie chez Orange.

40 000 cabines protégées… jusqu’en février 2014

Orange ne peut toutefois pas tout se permettre. En effet, sur les quelque 120 000 cabines encore en activité, un tiers est exploité dans le cadre du service universel. Chaque année, l’opérateur reçoit une compensation financière pour entretenir, au nom du service public, ces cabines présentes jusque dans les villages les plus reculés.

Ces 40 000 cabines, Orange ne peut pas les supprimer. En tout cas, pas avant février 2014. Car, à cette date, l’actuelle délégation de service universel arrivera à son terme et Orange a déjà annoncé qu’il n’était pas favorable à son renouvellement. « Les machines sont vieillissantes et nous avons de plus en plus de mal à trouver des pièces détachées, explique Lorraine Lépine. L’idéal serait de les remplacer toutes d’ici à cinq ans, mais l’investissement n’en vaut pas la peine. » La décision finale reviendra au gouvernement, qui avoue « se poser la question d’une évolution du service universel publiphonie ».

S’il se résout à le maintenir, il faudra qu’un autre opérateur accepte de prendre à sa charge l’entretien du parc. S’il rejoint la position d’Orange, ces 40 000 cabines pourraient alors elles aussi disparaître.

Les maires qui souhaitent garder une cabine sur leur commune n’auraient alors d’autre choix que de faire appel aux services d’une entreprise privée. Il n’est pas certain, en ces temps de disette, qu’ils soient nombreux à franchir le pas.

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